Une-Rose-sur-la-Lune

Pensées & réflexions en bataille.

Lundi 16 avril 2012 à 0:23

Un gouffre se creuse entre nous. C'est là que gisent les souvenirs; vieux clichés d'une vie d'avant. Etalés en vrac, déchirés par le temps. 

Qu'es-tu devenue ? 
 

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Jeudi 29 décembre 2011 à 2:10

          Sur cette photo, tu ne regardes pas l'objectif. Tu ne sembles même pas t'apercevoir que je te photographie. Tu es en train de te resservir, assis sur cette table du jardin, entouré de famille et de verdure. En me concentrant un peu, je crois t'entendre parler. Peut-être racontes-tu une de ces plaisanteries de goût douteux dont tu as le secret. 
 
Cliché d'une vie d'avant. 
 Les arbres sont verts et l'horizon est encore clair. 

 
* * * 
 
 
          Le cauchemar est revenu cette nuit, il m'a réveillée comme un coup de poignard. Et seule dans la nuit, je n'ai même pas pu me dire: "Ce n'est qu'un cauchemar." Le pire est arrivé, et il faut vivre avec. 
 
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Mardi 27 décembre 2011 à 2:19

Une heure et demie. 
 
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Le silence règne en maître depuis longtemps, il s'est installé avec l'obscurité. 
Nuit d'hiver, sans commencement ni fin, sans bruit ni mouvement qui viendrait éveiller les vivants. 
Sublime instant entre la vie et le reste. 

          Je n'arrive pas à dormir. J'écoute les Gnossiennes de Satie, et j'observe la profondeur du noir par la fenêtre. Quelques réverbères luttent vaillamment un peu plus loin, mais ils ne parviennent à éteindre la nuit. Les branches des arbres se tordent comme les mains d'une vieille dame, et leurs silhouettes inquiétantes ressortent, un peu plus sombres que l'obscurité. Pourtant qu'il est doux ce moment que rien ne vient troubler! Les minutes s'écoulent, lancinantes comme les notes de Satie. Je sens le sommeil s'emparer progressivement de chaque partie de mon corps, mais mon esprit refuse de m'endormir. Je veux profiter de cette nuit d'hiver, paisible, froide et silencieuse. En cet instant rien n'a d'importance; d'ailleurs, qui pourrait prouver que la vie continue? Dehors, pas un souffle, pas un mouvement. Dans les maisons, les hommes se taisent enfin. La nuit est hors de la course du temps. Elle est le rivage qu'attend tout marin exténué par la tempête. Tantôt inquiétant parce qu'inconnu, tantôt havre de paix. Ce soir elle est mon port d'attache, mon instant d'absolu. 


Mardi 13 décembre 2011 à 23:39

http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/images/VersleParadis.jpg J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends
L'Adieu, G. Apollinaire


* * *
 
Lu cet après-midi dans le métro de son dernier voyage.
Comme un signe de là-haut.
" Continue ", ordonne-t-il, " Un jour hors du temps, loin de la terre, nous nous retrouverons. "
Promesse d'une lumière après l'obscurité, de rires après les pleurs.

 
Promesse de résurrection.
 

Mercredi 9 novembre 2011 à 19:46

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Rien ne compte.

Ni les joies ni les larmes. Ni les succès ni les échecs. Un jour tout s'efface, emporté par le temps comme les écritures sur le sable le sont par la vague. 

 
Rien n'est irréparable sauf la mort.

 

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