Une-Rose-sur-la-Lune - Pensées & réflexions en bataille.Un blog pas si différent des autres mais pas tout à fait pareil. J'avais juste envie de mettre en beauté ce qui me passe par la tête, alors me voilà sur la toile. Bonne visite !Cowbloghttp://une-rose-sur-la-lune.cowblog.frWed, 22 May 2019 11:17:02 +0200180Lettre à l'AbsentWed, 22 May 2019 11:17:00 +0200Wed, 22 May 2019 11:17:00 +0200http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/lettre-a-l-absent-3279568.htmlEarinde         Chaque année, à compter du 20 mai, mon coeur se serre durant six jours. Une semaine de passion, sans promesse de résurrection - du moins, pas tout de suite.

          Bientôt neuf ans que tu t'en es allé, et chaque fois la même douleur, cette plaie qui se rouvre et qui brûle mes entrailles : comment as-tu pu partir si vite? 

          Lentement (et pourtant nous n'avons rien vu venir), nous approchons de la décennie. L'année prochaine, dix ans se seront écoulés; avec eux tant de vie, tant d'évènements où tu n'étais pas là. Ton souvenir hante chacun de mes pas, mes rires résonnent tristement dans le vide abyssal que tu as laissé, et mes pleurs coulent au-dessus d'une tombe désormais vide. J'aimerais que le chagrin s'apaise, mais il est devenu un compagnon d'infortune.

 
Entends-tu, depuis ton ciel, la douleur de ta famille ?

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EnsembleThu, 07 Mar 2019 11:31:00 +0100Thu, 07 Mar 2019 11:31:00 +0100http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/ensemble-3279460.htmlEarinde          J'ignore pourquoi, mais depuis que je suis jeune, une superstition m'interdit de penser à l'avenir. Est-ce dû à la maladie, à tous ceux que j'ai vus partir trop tôt ? Quelque chose, en moi, s'opposait à tout rêve parce que le futur était trop incertain et le présent trop risqué. Il m'arrivait, biensûr, de penser aux joies à venir, mais aussitôt un nuage menaçant venait se glisser entre le soleil et moi: de faiblesse, je rentrais me mettre à l'abri avant même de sentir la pluie.

          Je ne dis pas que j'ai été malheureuse, non. J'ai saisi chaque fruit de l'arbre de la Vie; j'ai aimé si fort, j'ai savouré le bruit de la mer faisant rouler les galets, et le silence profond des flocons qui obscurcissent une fenêtre dans la nuit. J'ai ri plus fort que la mort, j'ai pleuré pour aller mieux, et j'ai remercié pour toutes les rencontres que j'ai pu faire, comme des planches de salut au milieu d'une mer déchaînée. J'ai embrassé des paysages grandioses, des couchers de soleil saturés de couleurs et des ciels de nuit qui faisaient scintiller les étoiles.

 
Mais chacun de ces instants était un présent du jour-même.

          Et puis je t'ai rencontré. Tu étais un de ces dons de la vie qu'on ne voit pas arriver, et qui bouleverse tout sur son passage. Aux pieds de la Petite Sirène, tu m'as surprise en te mettant à genoux, et tu m'as posé la seule question qui devait, à jamais, ouvrir une porte sur l'avenir.

Ce jour-là, grâce à toi, j'ai renoncé à la peur et j'ai compris que, même sous la pluie, il était possible de danser.
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EnsembleMon, 14 Jan 2019 13:12:00 +0100Mon, 14 Jan 2019 13:12:00 +0100http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/ensemble-3279355.htmlEarindeQuel miracle relie les êtres d'une même famille par cette corde qui jamais ne se brise ?
            Il m'est arrivé de vouloir lâcher du lest; laisser flotter dans le lointain ceux-là qui sont en moi et hors de moi, qui vivent leur propre vie sans avoir conscience des échos qu'elle sème dans la mienne.

           La colère nous séparait, aussitôt la fraternité nous réunissait. Parfois, le pardon n'était pas encore là que déjà mon cerveau étouffait loin d'eux.
J'ai essayé de les considérer comme de simples amis; j'ai tenté de ressembler à ces familles qui s'aiment de loin. Je voulais me protéger de la souffrance, de cet amour violent qui nous dévore autant qu'il nous réchauffe. Chaque fois ils sont revenus, et je les ai aimés encore plus fort.
Ce lien qui nous unit - j'ai fini par le comprendre - ne s'éteindra jamais. A trois, nous ne formons qu'un. Chacun va dans sa direction, à l'image des frères d'un conte de fée où les retrouvailles sont la fin de l'histoire - et le début d'une autre.

           Je crois que nous devons ce sens de la fraternité à nos parents. Je me souviens d'une fois où ma mère m'a exprimé sa crainte en quelques mots: "Je préfère vous voir soudés face à nous, vos parents, qu'éclatés entre vous." A l'époque, je n'avais pas saisi la portée de ces mots. Mais la vie, comme bien souvent, s'est chargée de m'en montrer l'impact : la maladie, la mort, les peines, la haine - tout cela nous a frappés. Le lien ne s'est jamais brisé. Et aujourd'hui, bien que mon existence n'en soit qu'à ses balbutiements, je marche avec un talisman invisible et puissant : la certitude qu'ils seront toujours là pour moi, et que jamais je ne les laisserai seuls.

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Alors, cher Papa, chère Maman, merci pour ce cadeau.


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Amitié.Tue, 13 Nov 2018 15:18:00 +0100Tue, 13 Nov 2018 15:18:00 +0100http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/amitie-3279236.htmlEarinde          Dans un petit mois, cela fera un an que tu as pris la seule route que nous ne pouvions pas emprunter pour te suivre.

          Douze mois pendant lesquels l'écho de ton pas a résonné tant dans les couloirs de cette bibliothèque que dans nos coeurs. La vie a suivi son cours, à la fois semblable et définitivement différente.

          B. est partie pour sa retraite, et nous l'avons remerciée comme elle le méritait pour tout le temps qu'elle nous a donnés. Ce jour-là, nul doute que tu étais entre nous et dans chacune de nos pensées.
           F. a finalement pris ta place. Je crois que tu l'aimerais bien (peut-être puis-je parler au présent ?). Sa présence contribue à rendre ton absence plus supportable, même si il nous est toujours difficile de passer devant ton bureau.

           J'ai gardé le petit carnet sur lequel tu avais pris des notes pour m'enseigner le catalogage. Tu seras certainement heureux d'apprendre que je me suis enfin inscrite à une formation. J'aurais aimé qu'elle me soit donnée par toi mais, comme tu le sais, la vie se fiche complètement de ce que nous souhaitons. Lorsque j'ai le spleen, j'aime l'ouvrir et regarder les boucles noires, énergiques et précises, que tu as laissé sur le papier blanc.

            Que nous as-tu laissé, d'ailleurs ? Des souvenirs, assurément. Quelques objets aussi, qui sont comme l'écho d'une autre vie.
           Mais il y a autre chose. Tu ne le savais peut-être pas, mais tu as aussi semé en nous les germes d'une belle amitié. Souris-tu, depuis ton infini, en voyant comme la douleur nous a rapprochées ?
Merci, M.


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Trop tard.Thu, 03 May 2018 14:46:00 +0200Thu, 03 May 2018 14:46:00 +0200http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/trop-tard-3278936.htmlEarindeJ'ai découvert hier cette vieille chanson de Barbara: 
 
C'est trop tard pour verser des larmes
Maintenant qu'ils ne sont plus là...

          Et vous voilà, tous les deux, incapables de vous parler. Vos sourires se figent et vous tremblez de ne pouvoir vous regarder. Je le sens, ce lien ténu que chaque silence esquinte un peu plus.
Votre fierté vous aveugle, tandis que la vie passe et avec elle les échos des instants que vous auriez pu vivre.
N'avez-vous donc pas retenu la leçon ?

           J'aimerai vous crier ces mots, vous supplier de tendre vos mains. Nous avons été élevés pour rester trois, pour faire face comme un seul corps à tous les coups que nous imposait l'existence.

         Nous étions cinq mais Il est parti en premier, nous laissant désemparés;  notre famille était un navire sans voiles ni rames livré aux vents. N'avez-vous jamais regretté tout ce que vous n'aviez pas dit ? N'avez-vous pas pleuré, ces dernières années, en pensant à toutes ces joies que nous ne vivrons jamais ensemble ?
Aujourd'hui tout recommence. La distance prend forme, son ombre s'agrandit tandis que vos liens se déchirent, érodés par votre incapacité à parler.

           Vous pourriez dire que vous n'avez plus rien en commun, mais c'est faux. Vous m'avez moi, vous les avez Elle et Lui. Votre sang parle pour vous.
Vous pourriez mentir et dire que vous n'êtes plus que des étrangers l'un pour l'autre. Mais je vois dans vos yeux quelle douleur est la vôtre lorsque vous vous observez. Vos souvenirs en commun sont une corde plus puissante que tout. Vos regards se cherchent et se rejettent, l'un reflète les erreurs de l'autre.

 
Vous pourriez choisir de ne plus vous parler et d'enterrer le problème. Mais ce jour-là, vous briserez mon coeur qu'il m'a fallu tant de temps pour recoller.

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La route sera semée d'embûches. Prend soin de t'arrêter à chaque clairière que tu verras.Sun, 31 Dec 2017 00:05:00 +0100Sun, 31 Dec 2017 00:05:00 +0100http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/la-route-sera-semee-d-embuches-prend-soin-de-t-arreter-a-chaque-clairiere-que-tu-verras-3278653.htmlEarindeVoilà un peu plus d'un an, j'arrivais à Paris. Des espoirs plein la têtes, un tourbillon de changement. Le déménagement en fin de journée, en catastrophe, comme nous avons toujours su le faire.

Tout me semble si loin maintenant. Villemomble, les échos d'une famille où nous étions cinq, cette grande maison pleine de joies et de drames. Ai-je vraiment vécu tout cela ? Un nombre inimaginable de souvenirs se bouscule dans ma tête, tant et si bien qu'ils se mélangent et forment le fil d'un collier dont je ne parviens plus à saisir les détails si précieux.

Voilà un peu plus de six mois, je quittais le dix-neuvième arrondissement pour le onzième. Peu de meubles, peu d'affaires, mais tant d'amour. Tu as déboulé dans ma vie, la rendant encore plus étonnante qu'elle ne l'avait été jusque là. Ensemble, nous avons sauté le pas et transformé cette ancienne chambre d'hôtel en un foyer étroit mais heureux.

Demain, une fois de plus, je partirai. Le dix-huitième m'ouvre ses portes, et tu viendras avec moi parce que nous nous le sommes promis. Je songe avec bonheur à tout ce que nous allons vivre dans cet appartement qui a enfin l'air d'un appartement, dans cet immeuble où nos deux noms figureront sur une boîte aux lettres.

Malgré cette joie, une certaine mélancolie me prend. Je pense à ceux que j'aurais voulu inviter dans notre nouveau chez-nous et qui n'y seront pas. Je remonte le fil des douleurs, qui m'ont privé d'un père puis d'un ami, je retrouve avec nostalgie ce temps où les blessures n'étaient pas si graves, puisqu'elles n'avaient tué personne. J'entends la pureté de nos éclats de rires qui ne sont pas encore entachés par le deuil.
Peut-être est-ce cela, grandir: accepter qu'à partir d'un moment, nous ne pourrons plus partager d'instants avec ceux que l'on aime. Vivre avec des blessures qui menacent de s'ouvrir à chaque moment. Exister avec, dans un coin de sa tête, le souvenir de ceux qui sont partis avant nous. http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/images/Levieuxmonsieurquiscrutaitlavenir.jpg


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Les mots que je ne sais pas dire.Thu, 14 Dec 2017 15:49:00 +0100Thu, 14 Dec 2017 15:49:00 +0100http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/les-mots-que-je-ne-sais-pas-dire-3278620.htmlEarinde

J’ai cueilli ce brin de bruyère

L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913


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" Il y a longtemps que j'ai arrêté de courir "Thu, 07 Dec 2017 15:51:00 +0100Thu, 07 Dec 2017 15:51:00 +0100http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/il-y-a-longtemps-que-j-ai-arrete-de-courir-3278608.htmlEarindehttp://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/images/Commeunepromesse.jpg

 
" Il y a longtemps que j'ai arrêté de courir..."

          Tu m'as dit ça, il y a peu de temps lorsque j'y pense; tu m'as vu attraper le bus au dernier moment, et  tu as souri. Tu m'as dit que pour toi, c'était fini de courir après tout, après le bus, après les trains. Tu m'as dit que maintenant, les gens pourraient bien attendre. La vie pourrait bien attendre.

         Et tu avais raison, sur un certain point. Oui, les gens peuvent attendre. Mais la vie, elle n'attend pas pour s'en aller. Lorsque vient le temps elle s'en va. Peu importe le fait que tu commences enfin à être heureux, à savourer ce qui rend la vie si précieuse. La vie ne t'a pas attendu M., et maintenant la mort te serre chaque jour un peu plus contre elle.
 
*

          Je te revois le premier jour où je t'ai rencontré; tu parlais comme si il fallait tout dire, tes gestes emplissaient la pièce et ta voix chaude résonnait dans mes oreilles d'apprentie bibliothécaire. J'entendais rien qu'à ton intonation ton cerveau bouillonner, et j'essayais de comprendre tout ce que tu disais pour que tu ne me prennes pas pour une idiote.

         Je me souviens ce jour où les éclats de rire ont fusé, toute l'équipe fêtant l'arrivée de l'été. Je me souviens de la soirée qui a suivi, nous deux enchaînant les bières à la terrasse d'un bar et évoquant cette vie qui fuit, cette vie qu'on aime tant et ce monde qu'on méprise un peu aussi. J'ai senti à quel point tu étais vrai, un putain de vrai rebelle qui avait traversé une époque qui n'était pas la sienne. Un coeur de grand frère, un cerveau hyperactif, un tempérament de feu et un éternel enfant derrière toute ces expériences qui t'avaient marqué, parfois déchiré.

         J'entends encore ton pas dans ces couloirs, lorsque tu sillonnais cette bibliothèque à la vitesse d'un boulet de canon. Ta voix de gouaille, avec ces "r" rauques et déchirants, ceux des titis parisiens que tu aimais tant. Je t'entends invectiver tous ces connards, et rire de ce petit con qui fait le malin. Au fond, tu l'aimes bien ce petit rebelle de tes deux qui te rappelle qu'il y a encore de l'espoir dans ce monde policé et hypocrite. En fait au fond, tu t'énervais vite mais tu l'aimais, ce monde imparfait comme toi, comme moi, comme nous tous.

        Je sens le café qui nous a réunis, toi, L., L. et moi, tant de fois. Vos éclats de rire, ceux aigus de L. qui t'aimait tant, et les tiens, traînants et chaleureux. La fumée, puis la vapeur de vos clopes qui parfumait les couloirs. Ces longs moments où tu parlais de ta compagne, ta belle muse, celle qui t'avait porté jusqu'au bonheur et qui rendait chacune de tes journées si heureuses. Ses tableaux, et vos longues marches à travers la nature que vous aimiez tant.
Nous en avons tant parlé, de cette nature; sauvage, indomptable, surprenante. Tout ce que nous voulions être, finalement. Tout ce que tu as été.
 
*

          Aujourd'hui, le temps nous est compté. Le voile, tout doucement, se pose entre nous. Tu n'es déjà presque plus ici. Ton coeur bat et nous empêche de nous résigner, parce que se résigner c'est mourir, et que nous ne voulons pas que la mort t'embrasse.

           Ils nous disent que ton cerveau s'éteint. L'air, cet air pur que tu aimais tant sentir en marchant avec M., cet air lui a trop manqué et aujourd'hui il vacille comme la lueur d'une bougie presque terminée. Bientôt, nous ne te verrons plus; ton esprit va enfin se voir révéler les secrets de notre univers, et tu vas rejoindre, là-haut, l'armée de ces morts que nous avons tant aimés, ceux qui, sans qu'on les sente, nous soutiennent chaque jour.

         Je mentirais si je te disais que je ne pleure pas. Je sais que tu es un être infiniment libre, et que tu vas retrouver cette liberté de l'autre côté du miroir. Tu nous attendras patiemment, légère brise parmi les arbres, enfin détaché d'un monde trop petit.

          Pourtant, je continue de penser que toi qui m'as tant appris, tu t'en vas. Et tu n'avais pas fini, il y avait encore tant de chose à nous dire. Peut-être aurions-nous dû courir, finalement...
 
Bon voyage, petit con.
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"La vie me taille, Heurtebise." - CocteauMon, 31 Oct 2016 12:50:00 +0100Mon, 31 Oct 2016 12:50:00 +0100http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/la-vie-me-taille-heurtebise-cocteau-3277328.htmlEarinde" Pour ne plus jamais plus, vous parler de la pluie,
Plus jamais du ciel lourd, jamais des matins gris,
Je suis sortie des brumes et je me suis enfuie,
Sous des ciels plus légers, pays de paradis.
Oh, que j'aurais voulu vous ramener ce soir,
Des mers en furie, des musiques barbares,
Des chants heureux, des rires qui résonnent bizarres,
Et vous feraient le bruit d'un heureux tintamarre,
Des coquillages blancs et des cailloux salés,
Qui roulent sous les vagues, mille fois ramenés,
Des rouges éclatants, des soleils éclatés,
Dont le feu brûlerait d'éternels étés...

Mais j'ai tout essayé,
J'ai fait semblant de croire,
Et je reviens de loin,
Et mon soleil est noir,
Mais j'ai tout essayé,
Et vous pouvez me croire,
Je reviens fatiguée,
Et j'ai le désespoir..."
Barbara

          Quand les mots ne parviennent plus à sortir, qu'ils vous dévorent de l'intérieur, il reste ceux des autres. Ceux qui savent dire en beauté, qui apaisent ce silence forcé.

          Et je prie pour qu'un jour les mots ressortent à nouveau, et pour que le soleil froid laisse leur place aux rayons chaleureux du printemps. En attendant, je n'ai qu'à avancer les yeux voilés, et à observer ceux qui vont.
 
Un jour tout ira mieux.


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Another StoryWed, 19 Oct 2016 20:41:00 +0200Wed, 19 Oct 2016 20:41:00 +0200http://une-rose-sur-la-lune.cowblog.fr/another-story-3277265.htmlEarinde          « La vie nous attend et la vie est une chose effrayante et incompréhensible. Il se peut que sa force terrible et impitoyable nous broie en broyant notre bonheur, mais même en mourant je dirai une chose : j’ai vu le bonheur, j’ai vu l’homme, j’ai vécu ! »
Leonid Andreev
 
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          Se sentir happée par les évènements. Les oreilles qui bourdonnent, ce monde qui vous encercle, ce coeur qui heurte la poitrine chaque fois plus vite et plus fort.
Rire plus fort que les autres, pleurer jusqu'à plus de larmes, hurler dans le vide; sentir la folie qui vous gagne. La vie.

Marcher dans la nuit, silencieusement, sans s'arrêter. Faire silence. Ecouter l'orage en soi.
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