Une-Rose-sur-la-Lune

Pensées & réflexions en bataille.

Mardi 23 octobre 2012 à 23:57

           Il y a bien longtemps que je ne suis pas venue ici. J'ignore pourquoi, mais ce soir j'ai eu envie de revoir ces quelques pages; je me suis aperçue que ce blog avait déjà un peu plus de deux ans. 
J'ai relu tous mes articles comme on regarde de vieux albums. J'y ai retrouvé celle que j'étais, un peu de celle que je suis, et toute celle que je ne suis plus. Je me suis retrouvée comme on retrouve un vieux journal abandonné dans un coin. 

            L'écriture est une passerelle. Peu importe qu'elle soit ratée; elle fige les sentiments comme une photo fixe les formes. N'importe qui peut écrire sans prétendre être un écrivain. Les mots sortent avec la joie, ils coulent avec la peine; puis lorsqu'ils sont enfin posés, ils attendent patiemment leur heure. Quelques temps plus tard, lorsqu'à nouveau ils surgissent du lit de leur support, ils rouvrent les portes que l'on croyait fermées pour toujours. 

 
C'est ce qui est arrivé ce soir. Et pour la première fois depuis bien longtemps les phrases se délient. 


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Mardi 29 mai 2012 à 17:29

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6 novembre.
         La vie nous sourit. La Dame de fer tremble sous nos pas, frémit dans le vent. Je n'ai peur de rien. Ni des mètres de vide, ni du sol trop loin. 
Tout pourrait s'effondrer, je n'ai peur de rien. Tu me tiens la main et j'avance. Le vent me gèle mais il y a tes bras. 

        La nuit tombe et illumine la ville. Les rues sortent leurs parures étincelantes du soir. Un tapis d'ombre et d'or s'est étendu à nos pieds. La terre est loin, nous touchons le ciel. Le monde nous appartient! 

Lundi 16 avril 2012 à 0:23

Un gouffre se creuse entre nous. C'est là que gisent les souvenirs; vieux clichés d'une vie d'avant. Etalés en vrac, déchirés par le temps. 

Qu'es-tu devenue ? 
 

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Jeudi 29 décembre 2011 à 2:10

          Sur cette photo, tu ne regardes pas l'objectif. Tu ne sembles même pas t'apercevoir que je te photographie. Tu es en train de te resservir, assis sur cette table du jardin, entouré de famille et de verdure. En me concentrant un peu, je crois t'entendre parler. Peut-être racontes-tu une de ces plaisanteries de goût douteux dont tu as le secret. 
 
Cliché d'une vie d'avant. 
 Les arbres sont verts et l'horizon est encore clair. 

 
* * * 
 
 
          Le cauchemar est revenu cette nuit, il m'a réveillée comme un coup de poignard. Et seule dans la nuit, je n'ai même pas pu me dire: "Ce n'est qu'un cauchemar." Le pire est arrivé, et il faut vivre avec. 
 
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Mardi 27 décembre 2011 à 2:19

Une heure et demie. 
 
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Le silence règne en maître depuis longtemps, il s'est installé avec l'obscurité. 
Nuit d'hiver, sans commencement ni fin, sans bruit ni mouvement qui viendrait éveiller les vivants. 
Sublime instant entre la vie et le reste. 

          Je n'arrive pas à dormir. J'écoute les Gnossiennes de Satie, et j'observe la profondeur du noir par la fenêtre. Quelques réverbères luttent vaillamment un peu plus loin, mais ils ne parviennent à éteindre la nuit. Les branches des arbres se tordent comme les mains d'une vieille dame, et leurs silhouettes inquiétantes ressortent, un peu plus sombres que l'obscurité. Pourtant qu'il est doux ce moment que rien ne vient troubler! Les minutes s'écoulent, lancinantes comme les notes de Satie. Je sens le sommeil s'emparer progressivement de chaque partie de mon corps, mais mon esprit refuse de m'endormir. Je veux profiter de cette nuit d'hiver, paisible, froide et silencieuse. En cet instant rien n'a d'importance; d'ailleurs, qui pourrait prouver que la vie continue? Dehors, pas un souffle, pas un mouvement. Dans les maisons, les hommes se taisent enfin. La nuit est hors de la course du temps. Elle est le rivage qu'attend tout marin exténué par la tempête. Tantôt inquiétant parce qu'inconnu, tantôt havre de paix. Ce soir elle est mon port d'attache, mon instant d'absolu. 


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