Une-Rose-sur-la-Lune

Pensées & réflexions en bataille.

Vendredi 26 février 2016 à 12:36

Cette nuit tu m'as rendu visite; voilà longtemps que nous ne nous étions vus. Biensûr je t'ai souvent senti derrière moi, dans mon dos comme un ange gardien particulièrement attentif. Biensûr je t'ai souvent parlé, mes mots raisonnant dans une pièce vide et pourtant pleine de toi. Biensûr je t'ai parfois retrouvé au gré de mes souvenirs, à travers les mots que j'avais posé sur des cahiers.
Mais cette nuit tout était différent. Nous étions tous deux dans une même dimension; je pouvais te voir et t'entendre me répondre. Nous nous sommes occupé du jardin ensemble, comme autrefois, et tu m'as montré comment faire. Tu as repris ton rôle de guide qui me manquait tant. Pour la première fois depuis cinq ans, je me suis sentie si proche de toi que j'ai été surprise au réveil. Pas triste, non. Car j'ai enfin compris que la mort n'était qu'un voile. Parfois, lorsque la nuit est profonde, nous avons la chance de pouvoir passer au-delà du temps et de l'espace, et nous retrouvons ceux qui nous ont quitté. Une pause dans la tristesse qui ne part jamais vraiment.

Mercredi 9 avril 2014 à 11:50

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Comme chaque année le monde s'éveille lentement après un long hiver; les gens rient plus forts, ils se gorgent de soleil, ils revivent. Moi je vois la mort qui est venue ce mois de mai et j'avance à reculons. Maintenant que je connais la date je sens chaque jour qui passe et me ramène de force à cette triste échéance. Terrible lorsque je reviens trois ans en arrière, lorsque je vivais sans savoir que le temps nous était compté. 
Les années ont passé. J'ai évolué avec ton souvenir comme compagnon. Figé dans un passé heureux et inconscient que la mort a entaché de tristesse. Ton absence, ton silence, me pèsent plus que tes colères et tes éclats de rires. Les souvenirs qui auraient dû se transformer en baume me rappellent constamment que je n'ai plus qu'eux. Il n'y a plus rien à écrire, le livre est terminé. 
 


Dimanche 4 novembre 2012 à 2:08

 
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         Il existe un lien ténu qui relie nos deux coeurs. Je le croyais tranché, mais j'avais tort. L'Absente tire dessus et me déchire.

        Ses traits se dessinent sur l'anonymat des passantes. Sa silhouette apparaît et disparaît dans les rues et les foules. 

         Les souvenirs se jettent à ma figure et broient mes certitudes. J'espère et je redoute la rencontre. 

         Comment en sommes-nous arrivées là? Que sont devenus les éclats de rire et les longues discussion contre le radiateur? 




Où sont passés nos rêves? 



Mardi 23 octobre 2012 à 23:57

           Il y a bien longtemps que je ne suis pas venue ici. J'ignore pourquoi, mais ce soir j'ai eu envie de revoir ces quelques pages; je me suis aperçue que ce blog avait déjà un peu plus de deux ans. 
J'ai relu tous mes articles comme on regarde de vieux albums. J'y ai retrouvé celle que j'étais, un peu de celle que je suis, et toute celle que je ne suis plus. Je me suis retrouvée comme on retrouve un vieux journal abandonné dans un coin. 

            L'écriture est une passerelle. Peu importe qu'elle soit ratée; elle fige les sentiments comme une photo fixe les formes. N'importe qui peut écrire sans prétendre être un écrivain. Les mots sortent avec la joie, ils coulent avec la peine; puis lorsqu'ils sont enfin posés, ils attendent patiemment leur heure. Quelques temps plus tard, lorsqu'à nouveau ils surgissent du lit de leur support, ils rouvrent les portes que l'on croyait fermées pour toujours. 

 
C'est ce qui est arrivé ce soir. Et pour la première fois depuis bien longtemps les phrases se délient. 


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Mardi 29 mai 2012 à 17:29

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6 novembre.
         La vie nous sourit. La Dame de fer tremble sous nos pas, frémit dans le vent. Je n'ai peur de rien. Ni des mètres de vide, ni du sol trop loin. 
Tout pourrait s'effondrer, je n'ai peur de rien. Tu me tiens la main et j'avance. Le vent me gèle mais il y a tes bras. 

        La nuit tombe et illumine la ville. Les rues sortent leurs parures étincelantes du soir. Un tapis d'ombre et d'or s'est étendu à nos pieds. La terre est loin, nous touchons le ciel. Le monde nous appartient! 

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